C'est la quête du « pourquoi ? »
Quasiment aucun proche n'échappe à cette quête, c'est la recherche de signes précurseurs non perçus, non compris, la recherche d'un message, c'est vouloir rendre intelligible ce qui ne l'est pas. Cette quête peut être accompagnée de colère. C'est un cheminement vers l'acceptation de l'inacceptable. C'est aussi admettre de ne pas avoir toutes les réponses et qu'une part de mystère demeurera.
La culpabilité ou, plus précisément, le « sentiment » de culpabilité favorise l'émergence de remords et parfois d'autopunition. « Je n'ai pas fait ce qu'il fallait, je n'ai rien vu venir, j'ai vu mais je n'ai pas su faire, je dois donc expier », « mon amour n'a servi à rien ».
De cette perte de sens, il découle l'impression que les valeurs d'avant n'existent plus, que tout devient futile, comme un sentiment de disqualification. Chercher à comprendre les raisons du geste suicidaire aide à se déculpabiliser. Le risque dépressif consécutif justifie, à lui seul, un soutien psychologique professionnel.
Le partage avec d'autres endeuillés peut également aider, il permet de voir que d'autres cheminent, que l’on peut survivre à cette terrible épreuve.